Jean-Pierre

Vielle à roue, mandoline, mandole, guitares, flûtes, percussions, machines, chant.

 

 

     Jean-Pierre a baigné dans la musique dès son plus jeune âge.

       Avec deux frères aînés musiciens il était à bonne école. Il taquine la guitare basse à 12 ans mais déjà, les cours de solfège ce n’est pas son truc. Il jouera « d’oreille ».

 

       Puis il découvre la musique traditionnelle.

      D’abord par les vinyles, avec le mythique « Alan Stivell à l’Olympia » et la musique bretonne. Puis le Folk français avec le non moins célèbre « Pierre de Grenoble » première rencontre auditive avec la vielle à roue. Les instruments modernes y côtoient les plus anciens, une innovation pour l'époque.

 

      Enfin c’est la révélation, il existe dans sa région une culture et de la musique, très éloignées de l’image passéiste que nous proposent parfois certains groupes folkloriques. Il se lance dans la recherche de recueils de chant et de danses des pays d’Oc.

 

      Dans le même temps le groupe provençal Montjòia émerge. C’est dans cet esprit qu’il va fonder avec son frère Gilbert et d’autres musiciens le groupe marseillais « La Bolegueta ».

 

      Il y tient entre autres la mandole, le dulcimer et fait ses premières armes avec la vielle à roue. A cette époque, cet instrument est quasi inconnu dans la région. Pas question de stages ou de cours, il apprendra en autodidacte. Mais la « Bête » est difficile à dompter.

 

      Début des années 80 la guitare basse le « travaille » à nouveau. Il fonde avec son cousin et d’autres musiciens le groupe de rock « DEC 100 » qui va sévir dans le pays aixois.

 

      Après un intermède musical solitaire, c’est la rencontre avec le regretté Claude Audoire du groupe varois « La Sautarela » qui le décide à se remettre à la vielle. Il s’investit dans l’association « Les Bourdons du Sud », qui propose des rencontres de sonneurs de vielles et cornemuses de la région PACA.

 

      A l’initiative de la création de « La Ròda », association pour la promotion de la culture occitane-provençale, il fonde en son sein le groupe « Li Siam Mai » avec d’autres musiciens de Saint Zacharie où il s’est établi.

 

      Enfin, sa rencontre avec Juliette lui permet de mettre en œuvre ses désirs de mélange des genres musicaux, renaissance, folk, rock. La vielle à roue est tout indiquée pour ce grand écart.

 

      Les vielles électro-acoustiques ouvrent les portes à la musique moderne, celles de l’univers des sons modulés, travaillés, torturés.

 

     TEO ? Le mariage du Trad, du Rock et de l'Électro !

 

Juliette

Vielle à roue, psaltérion à archet, percussions, chant.

 

 

    Juliette a commencé très jeune la pratique de la musique avec le piano classique et le solfège, plus tard, avec des morceaux de groupes de pop-rock, et la chorale de son établissement.

 

      Elle poursuit la pratique du chant et du piano dans la chorale dirigée par Sylvie Golgevit à Montpellier. Mais la vie familiale l'éloigne longuement de la musique.

 

      Jusqu'au jour où elle découvre la danse traditionnelle, et les Rencontres de Luthiers et Maîtres Sonneurs de St Chartier.

      Enthousiasmée par ces superbes instruments en bois, matière naturelle et noble, par la ruche bourdonnante des stands de luthiers, la convivialité des musiciens, elle sent à nouveau l'appel puissant de la musique.

      Instrument millénaire, au son particulier, rare dans sa région, elle choisit la vielle à roue.

 

      Elle intègre l'orchestre de musique traditionnelle de Bollène, sous la direction de Patrice Conte.

     Des stages en Centre France et Dauphiné (dont Isabelle Pignol et Anne-Lise Foy) et des cours (Marc Bernad) vont lui permettre d'apprivoiser l'instrument et lui donner plus d'aisance dans son jeu.

 

      Parallèlement elle développe la pratique de la danse traditionnelle grâce à des ateliers dans sa région, et à ceux du Grand Bal de l'Europe de St Gervais auquel elle est fidèle depuis sa création.

 

      S'installant plus au sud, elle rejoint quelques groupes qui animent des balètis dans la région.

 

         Aux Rencontres des Bourdons du Sud, elle fait la connaissance de Jean-Pierre.

     Avec lui elle va développer son jeu de vielle, et le désir de faire partager la richesse de la culture occitane et provençale.

     Ils créent Tournicoton Electrad'Oc avec une approche personnelle du répertoire occitan traditionnel, et l'envie de faire connaître cet instrument particulier qu'est la vielle à roue.